L’ÉQUILIBRE ALIMENTAIRE (fin)
Les deux premières étapes étaient principalement axées sur l’approvisionnement (ce que l’on achète, ce que l’on n’achète plus et où l’on s’approvisionne) , la dernière étape s’attachera plutôt à la préparation et aux repas.
Vous l’avez compris, si vous vous êtes intéressé à la pyramide alimentaire, le besoin premier de notre corps est l’eau.
Pour s’hydrater plus, je propose :
– Le grand verre d’eau dès le réveil
– Le thé à « five o’clock »
– La tisane en soirée
– Et bien sûr de l’eau tout au long de la journée que l’on peut ou non parfumer d’herbes ou d’agrumes. La gourde est notre amie.
Viennent ensuite, comme aliments prioritaires, les fruits et légumes.
Pour ma part, je les achète « de saison » sans avoir réellement de
recettes en tête. C’est le légume (ou le fruit) qui m’inspirera. Un peu
de tout donc, en quantité largement suffisante.
Introduire une salade de fruits ou une compote-maison au petit-déjeuner est une façon de rééquilibrer son alimentation : en France, nous avons trop tendance à « bâcler » le petit-déjeuner.
Les céréales, les féculents et les graines sont entreposés dans des bocaux. J’ai toujours quelques pommes de terre, ail, oignons et échalotes dans des paniers. J’achète des herbes fraîches dont je congèle une partie (si vous le pouvez, l’idéal est bien sûr de cultiver un jardin aromatique sur son balcon).
Pour ce qui concerne la préparation, si vous disposez d’un congélateur, vous pouvez vous organiser parfaitement.
Les pâtes se congèlent très bien (pâte brisée, pâte à pizza …) aussi doublez ou triplez les doses lorsque vous disposez de temps pour cuisiner . Faites-en autant lorsque vous cuisinez un plat en sauce.
En été, lancez-vous dans les confitures de fraises ou d’abricots et en hiver dans une marmelade d’oranges. Profitez de cette belle saison où l’on trouve des tomates à profusion pour congeler votre sauce tomate maison.
Pour le reste, suivez la tendance du « batch cooking » qui n’est rien d’autre que la préparation des plats de la semaine en une après-midi. C’est une méthode qui existe depuis toujours mais que l’on semble redécouvrir. Avant (mais c’était « avant » ) on disait : « je prépare mes plats à l’avance », maintenant on dit : « je batche cook » (c’est tellement plus stylé en anglais !).
C’est une bonne méthode et il y a multitude de livres, blogs, sites et pages Instagram qui pourront vous inspirer.
Pour être certaine de diversifier mon alimentation, je commence déjà par l’assiette. Faire en sorte qu’il y ait au moins trois ou quatre couleurs dans mon assiette me garantit, sans avoir à trop y réfléchir, de manger trois ou quatre aliments différents, j’y ajoute herbes ou graines, puis je complète le repas avec la ou les catégories manquantes.
Par exemple : une assiette de tomates/avocat/maïs/crevettes (huile
d’olive+persil) peut être complétée par une tranche de pain/fromage et
un fruit. On est loin du hamburger/frites/mayo et du Mac Fleury.
Vous avez compris le principe.
L’ambiance du repas est, elle aussi, très importante.
Se nourrir doit être un plaisir, partagé ou non (partagé c’est meilleur c’est certain) : si vous êtes célibataire ce n’est pas une raison pour prendre un café réchauffé le matin.sur un coin d’évier . Asseyez-vous et dégustez une salade de fruits, un yaourt et un café tout frais. Cela prend 10 minutes : elles sont à prévoir lorsque vous programmerez l’heure de votre réveil.
Lorsque l’on travaille, la pause-déjeuner se résume souvent à un sandwich/soda pris à la va-vite.
Quand la météo le permet : sortez, posez-vous dans un endroit agréable et prenez le temps de déguster votre bento (car…oui, vous vous êtes préparé un bento la veille au soir !) en lisant quelques pages d’un bon bouquin ou en écoutant un peu de musique. Le repas se doit d’être une détente, même courte.
Pour le diner, on dispose en général de plus de temps alors on en profite : on cuisine en écoutant un bon morceau de musique, on se fait une jolie table et l’on prend le temps de déguster ce repas un peu plus élaboré que les autres.
A plusieurs, à deux, c’est un moment d’échange et chacun doit faire en sorte qu’il soit harmonieux. Seul(e), cela ne doit pas être vécu comme une malédiction.
Personnellement, je me prépare un plateau complet : une belle assiette colorée, un fruit, un verre de thé glacé , de lait ou parfois de vin (avec le fromage c’est extra)… exactement comme s’il était destiné à « quelqu ‘un d’autre » (car oui, on cuisine souvent pour les autres, alors pourquoi pas pour soi ?). Je prends plaisir à faire joli et je m’assois pour savourer toutes ces bonnes choses, avec le sentiment que « je me fais du bien » parce que « je le vaux bien » !
Pas de raviolis en boite devant la télé, OK ? dorlotez-vous, mangez sain, même seul(e). Ça passe aussi par là, le rééquilibrage alimentaire.
Voici quelques petits trucs qui me permettent de manger seule avec plaisir :
-J’ai créé un blog de recettes simples dont je ferai un livre , mon
livre. Cela m’oblige à cuisiner et à soigner la présentation pour
prendre des photos d’illustration.
-J’écoute un podcast ou une émission radio pendant le repas.
-Avant le diner, je téléphone à un ou une amie, ainsi je ne ressens pas le manque de dialogue.
-J’écoute de la musique.
… et parfois rien de tout cela. Le silence est le bienvenu. Je me concentre sur la saveur des aliments et j’apprécie ma chance.
Last but not least : bouger ! Il faut bouger, faire du sport, de la marche, du vélo, du ménage, de la danse, du yoga… ce que l’on veut mais bouger ! Une demie heure par jour au minimum.