L’ÉQUILIBRE ALIMENTAIRE (suite)

Rééquilibrer son alimentation ne signifie en aucun cas se priver.

Il faut manger de tout !
La qualité et les proportions sont la base de ce nouvel équilibre.

Maintenant que les « poisons » sont éliminés de la liste des courses et des mauvaises habitudes  , on peut, progressivement, vider nos placards et nos bocaux des anciens produits qui s’y trouvent encore en introduisant, pour les accompagner, une majeure partie de fruits et légumes.

Je donne pour exemple le riz blanc qu’on accompagnera d’une poêlée de légumes de saison et, lorsque le bocal de riz sera vide, on le remplira de riz complet.

La transition doit être douce. Il s’agit de changer nos habitudes d’achat : exit les produits raffinés (on les préférera « bruts « ) et exit les produits cuisinés en usine (on fera l’effort de se mettre aux fourneaux !)

Si pour l’étape 1, on avait placardé sur notre frigo les aliments et habitudes à bannir, pour cette deuxième étape on y affichera la pyramide alimentaire, simple à décoder : en bas tous les produits dont nous avons le plus besoin (l’eau, les fruits et légumes) et, plus on monte dans la pyramide, ceux que l’on consommera dans une moindre proportion.

Il ne s’agit pas d’un régime ! quatre carrés d’un bon chocolat font toujours plaisir…


Nul besoin de faire des études de diététique pour équilibrer nos assiettes.

Voici, plus en détails, les étages de cette pyramide, de bas en haut :
– l’eau, le thé, les tisanes (celles de l’herboriste !)
– les fruits et légumes (ceux du marché !)
– les céréales, le pain (celui du boulanger !) et les féculents,
– les produits laitiers (le lait peut être végétal, les fromages achetés sur le marché…)
– les poissons, les œufs et les viandes (à consommer en quantité « raisonnable » : les œufs seront bio de préférence et viandes et poissons achetés chez les petits commerçants)
– les produits sucrés : chocolat, confitures, gâteaux (faites de la pâtisserie !)
– matières grasses (de bonnes huiles végétales par exemple)

Il nous faudra un peu d’organisation, parce que nous devons désormais nous approvisionner dans plusieurs lieux différents (on abandonne les courses « tout au supermarché ») mais le bénéfice sera à la hauteur de ces petits changements.

Les céréales et les légumes secs peuvent être achetés une fois par trimestre, voire moins souvent : ils se conservent parfaitement (dans des bocaux). Même fréquence pour l’achat des thés, tisanes et des huiles.

Le marché du dimanche matin permet de s’approvisionner pour la semaine en fruits, légumes, œufs et fromages. Les « paniers » en livraison que proposent certains producteurs locaux sont aussi une solution.

Le pain , acheté chez un bon boulanger (qui travaille dans les règles de l’art avec de bonnes farines), peut se conserver plusieurs jours, enveloppé dans un linge propre. Et s’il en reste : on le grille pour des tartines ou on en fait des croutons à l’huile d’olive, à l’ail…

Pour ceux qui consomment viandes et poissons, la quantité doit rester faible : deux à trois fois par semaine me semble un bon tempo. Une petite visite au boucher du coin qui garantit l’origine de sa viande et choisit des éleveurs respectueux et une autre au poissonnier qui s’approvisionne directement à la criée deviendra un plaisir et l’occasion d’échanger recettes et conseils.

On profitera d’un dimanche par-ci par-là pour faire de la pâtisserie et des confitures (elles se conservent un an).

Voilà ! Encore de petits changements pour cette deuxième étape : le rééquilibrage s’installe peu à peu . Progressivement, le dynamisme et l’énergie refont surface et nous encouragent à faire perdurer ces bonnes habitudes.

La pyramide simplifiée à imprimer ici.