LES CHAUSSURES EN CUIR

Lorsque l’on a emprunté le chemin minimaliste, nos possessions décroissent progressivement et ne demeurent alors que l’utile et le beau (l’utilité et la beauté étant des concepts très personnels).

Moins mais mieux. Et donc le souhait de la qualité et de la longévité pour ce peu d’objets possédés, c’est pourquoi un minimaliste privilégie majoritairement les matières naturelles.

Se pose alors la question de l’entretien de ces matières nobles afin qu’elles puissent avoir une longue vie tout en conservant un bel aspect.

Ainsi pour ce qui concerne mes chaussures, je choisis principalement le cuir.
Je fais un petit tour chez le cordonnier à chaque fin de saison afin de les stocker en parfait état et pouvoir les ressortir l’année suivante prêtes à reprendre du service.

Le cuir s’entretient, se nourrit, sinon il casse et pèle.
Vous pouvez conserver vos chaussures de nombreuses années. Cet entretien est tout un art ! … mais, à mon niveau, je vais à l’essentiel.

Ma technique est très simplifiée, mais efficace malgré tout puisque je porte ma paire de Chelsea depuis 4 longs hivers déjà. Elles ont vécu !

Normalement, il me faudrait tout ce matériel pour respecter les règles :


mais, minimalisme oblige, j’ai simplifié drastiquement et voilà mon matériel :



… et ici ma vieille paire de Chelsea… tâchées !



… et maintenant : les étapes pour une remise en forme correcte de ces boots.

1. Préparation du matériel : du papier journal, un chiffon de coton (vieux Tee-shirt), un chiffon de laine (bout d’écharpe …), une brosse à reluire et du cirage (on peut y ajouter une vieille brosse à dents pour le rebord par exemple)

2. Protection du sol avec du papier journal (le cirage tâche beaucoup). Bourrage des chaussures avec du papier journal (cette opération remplace la pose des embauchoirs destinés à tendre les plis de marche). Retirez les lacets si vos chaussures en possèdent

3. Avec l’index passé dans le chiffon de coton  que j’humidifie (on peut ajouter un petit peu de savon de Marseille mais dans ce cas il faudra faire un 2ème passage avec un chiffon humide pour retirer le savon), je procède au nettoyage de la chaussure par mouvements circulaires destinés à retirer la poussière, les tâches et l’ancien cirage (sans cette étape on « emprisonne » la saleté dans la nouvelle couche de cirage)


4. Séchage de quelques minutes puis passage de l’index dans une partie propre du chiffon de coton que j’enduis d’un peu de cirage. Je cire d’abord le rebord de la chaussure (que l’on appelle le « fil poissé » – ici la brosse à dents peut être utile!), puis le reste de la chaussure en insistant sur le bout avant (qui est en général le plus exposé aux coups) et les plis de marche. On cire avec des mouvements circulaires et appuyés pour bien nourrir le cuir.



5. Séchage (le plus est le mieux). 10 minutes est un minimum selon moi. Je cire souvent mes chaussures le soir et les lustre le matin.



6. Lustrage avec la brosse ad-hoc et …



…lustrage encore ! avec le chiffon de laine.



Ça brille et les plis de marche sont atténués.

That’s it !