LES CHOIX
Faire un choix consiste simplement à savoir définir ce qui, pour nous, est le plus important, l’essentiel à nos yeux (car nous ne pouvons pas tout obtenir !)
Nous décidons.
Nous sommes responsables de nos choix , et même plus, comme l'a dit Jean-Paul Sartre : « nous SOMMES nos choix » (vous avez 4 heures).
Être dans une démarche minimaliste aide considérablement, à mon sens, à « choisir » même lorsque le choix est difficile. Le cerveau est déjà quelque peu « entrainé » à opérer des choix quotidiens rapides, à ne pas laisser tout ce qui constitue notre monde extérieur choisir à notre place, à ne pas subir. Bien sûr, il y a les choix simples : aller voir un western ou un film d’amour ? manger une salade au poulet ou un steack/frites ?...et puis il y a les choix impossibles...
Vous connaissez sans doute ce sketch de Pierre Palmade dans lequel il s’agit de faire un choix entre deux situations insupportables et ce pour le reste de notre vie (ce qui n’est pas rien !).
-« Tu préfères, à vie, avoir des dents en bois ou des jambes en mousse" ?
-« Tu préfères, à vie, avoir une tête de veau ou 2 bras de 9 mètres ? » etc...
Il faut choisir !
Aujourd’hui j’aimerais poser la question des choix moraux, des choix de conscience, de dignité, de loyauté, de respect de soi. En un mot : des dilemmes !
Certaines valeurs nous sont sacrées, sommes nous prêts à les renier contre un avantage quelconque ? Qu’est-ce qui nous est le plus essentiel ? Le Bien ou le gain ? Sommes nous prêts à renier nos valeurs pour une récompense, par crainte de la sanction ou par peur ?
Je me pose ces questions car nous vivons une époque troublée, une « crise » (sanitaire, mais pas que) et des mesures coercitives sont prises par les décideurs. Notre société est divisée, un bouc émissaire est désigné, les frustrations et la haine montent ….
Comment agissons-nous, comment choisissons-nous d’agir ? Sommes nous dans le camp dominant (le camp du « Bien ») ou dans celui, minoritaire, des boucs émissaires ?
Êtes-vous vacciné (e) ? Ou faites vous partie de la minorité qui a choisi de ne pas l’être , aujourd’hui désignée comme responsable de tous les maux ?
Si vous avez opté pour le vaccin, choisissez-vous d’utiliser votre Pass pour bénéficier de privilèges dont ne peut jouir une partie de la population, autrement dit : vos valeurs d’égalité et de fraternité entre les hommes sont-elles supérieures au plaisir de dîner dans un restaurant, d’aller au cinéma, de boire un verre en terrasse … ?
Est-ce l’inverse ? Quel est votre choix ?
Si vous avez refusé les injections, choisissez-vous de ne pas céder à la tentation d’utiliser le Pass d’un proche-vacciné pour jouir malgré tout de certains avantages au détriment du respect que vous vous devez à vous-même en assumant pleinement vos décisions ?
Si vous gérez un commerce et que l’on vous demande de contrôler un Pass dont vous réprouvez , en conscience, le principe et l’utilité , allez-vous malgré tout opérer le contrôle ou allez-vous risquer une amende, voire une fermeture administrative, pour rester en accord avec vos valeurs ?
Si, vacciné ou non, vous estimez que les contraintes qui vous sont imposées sont inacceptables ou absurdes allez-vous vous y plier malgré tout, même si elles sont en complète contradiction avec votre propre logique, votre morale, vos décisions ? ...au motif que « je ne peux pas faire autrement » ou « je risque une sanction »… d’autres façons de dire « je n’ai pas le choix ».
Si ! vous avez, nous avons le choix… mais il est difficile et les conséquences à assumer nous sont inconnues et peut-être ne nous seront-elles pas favorables. Alors ? Allons-nous obéir ? Jusqu’où ? Où se trouvent nos limites ?
Si vous estimez que les privilèges dont vous bénéficiez sont totalement mérités parce que vous pensez avoir eu le bon comportement, avoir fait le « bon » choix, celui qu’on attendait de vous, celui du plus grand nombre : où se trouvent également vos limites ? Qu’êtes-vous prêt à tolérer en matière de « sanctions » contre ceux qui n’auraient pas fait le même choix que vous ?
Les systèmes répressifs, autoritaires, totalitaires sont ainsi conçus afin que chacun pense ne pas avoir d’autre choix que de se comporter en trahissant ses valeurs, qu’il ne fait qu’obéir, qu’il y est contraint, qu'il n'a "pas le choix"…chacun devient alors un maillon de la chaîne.
Et que se passe-t-il lorsque nous trahissons nos valeurs ?
Nous souffrons! de dépression, d’anxiété, de mésestime de soi …parfois jusqu’ à la mort.
C’est ce qu’a pu constater ce médecin hospitalier : « Les soignants sont amenés à apporter leur concours à des actes qu’ils réprouvent, dit-il, d’où leur souffrance éthique : on ne trahit pas seulement les règles du métier, on se trahit soi-même. Jusqu’à la haine de soi parfois, chez les médecins qui se suicident.»
Et parfois, assumer de se comporter en conformité avec ses valeurs permet de changer positivement le cours des choses (et c'est heureux !) comme ce technicien de Veolia qui a été licencié car il refusait de couper l’eau des clients les plus pauvres. Son cas a permis de prendre conscience du problème et la loi Brottes (le « droit à l’eau ») a été votée en 2013.
Aujourd'hui, alors que la loi "renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire" vient d' être promulguée, instaurant un Pass Vaccinal (sans qu’aucune limite de durée n’ait été fixée) et interdisant l’accès, pour plusieurs millions de personnes, à une liste impressionnante de lieux et moyens de transports et même l'accès à un emploi pour beaucoup, ce dans un but sanitaire discutable ; il me semblait opportun de partager ici ces quelques questionnements.
Des questionnements qui permettront peut-être de faire le point sur nos valeurs essentielles, celles auxquelles nous décidons de rester fidèle quoiqu’il advienne, dans l’équilibre fragile du respect de soi et de celui des autres.