LES SEPT PÊCHÉS CAPITAUX

Ce système capitaliste dans lequel nous vivons détruit la planète (à puiser toutes les ressources disponibles et à polluer à outrance), il la détruit de plus en plus et de plus en plus vite. 

Ce système capitaliste exploite des êtres humains, faisant d’eux de véritables esclaves modernes, il n’a qu’un seul but : le profit. Il ne s’arrêtera pas car la cupidité c’est le « toujours plus », sans fin. Peut-être pourrons-nous le stopper. Pour cela il nous faut prendre conscience de la façon dont cet ogre destructeur
nous manipule.

La publicité est l’outil de prédilection de ce système : elle exploite nos vices et nos faiblesses dans le seul objectif de nous vendre tout et n’importe quoi. Et ça marche !

Ça marche d’autant mieux que la Science a fait des progrès extraordinaires dans
la connaissance du fonctionnement de notre pensée, de nos pulsions, de nos émotions, de nos désirs …

Cette manipulation est si essentielle pour toujours plus de profit qu’il nous est devenu difficile d’éviter la publicité : elle interrompt nos vidéos, nos films, elle surgit dans nos téléphones, elle emplit nos boites aux lettres, elle est dans la rue… elle est partout, omniprésente. Je m’en détache au maximum car, même consciente qu’elle est là pour dicter mes comportements, je sais que je ne suis pas la plus forte : son influence est réelle, on ne peut pas vraiment lutter si ce n’est en l’éliminant de notre environnement autant que faire se peut.

Aujourd’hui j’ai envie d’aborder le thème des 7 pêchés capitaux.
Ces sept pêchés, bien connus, sont d’après la Bible les sept vices contre lesquels nous devons lutter pour ne pas nous perdre. Bien évidemment la publicité en use
et en abuse.

Vous les connaissez sans doute ces 7 grandes faiblesses humaines qui nous tirent vers le bas ? L’avarice, l’envie, la paresse, la gourmandise, l’orgueil, la luxure, la colère.

L’avarice
En publicité, l’avarice est utilisée pour faire croire au consommateur qu’il a tout à gagner à acheter tel ou tel produit, qu’il fera des économies, qu’il paiera un produit moins cher que son voisin.

Une super-promotion sur du Nutella (1,40€ au lieu de 4,50€ le pot) a déclenché, dans nombre de grandes surfaces en France, de véritables émeutes où les gens s’insultaient, se tiraient les cheveux, se battaient … Ces gens ne meurent pas de faim, le Nutella n’est pas un produit essentiel, non, mais l’étiquette 70 % de réduction a provoqué chez certains un comportement bestial.
70 % de réduction ... soixante dix ! 


L’envie
L’envie peut se résumer à : puisqu’il ou elle le possède/le vit, moi aussi je le
veux !

Le fait que quelqu’un possède quelque-chose que l’on n’a pas peut chez certains rendre triste, créer un manque. Et pour effacer ce manque on achète le produit.
Oui mais non. Ça ne fonctionne pas, cessez d’y croire !


Vos cheveux sont raides, vous les trouvez raplapla ? Vous croyez vraiment que ce shampoing va vous donner une crinière de lionne ? Un conseil : faites au mieux avec votre nature, vous pouvez être très en beauté … même avec des cheveux raides.
D’ailleurs Claudia Schiffer, dans la vraie vie, a le cheveu raide (et même des racines).


La paresse
La publicité nous propose de ne plus faire d’efforts : les multinationales écalent nos œufs, épluchent nos pommes de terre, cuisinent à notre place, nous livrent nos repas sur notre canapé … Notre penchant à la paresse est vraiment très exploité.


Une vie sans efforts rend mou, fragile, inapte à se battre pour diriger sa vie… Se laisser aller à la paresse nous met en dépendance, parfois en dépendance quasi totale au système. Alors, on évite, on se motive, on se bouge !

D’autant que si vous ne faites pas d’efforts, il faut bien qu’un autre les fasse.
Uber Eats est un bon exemple : pourquoi faire des courses ? pourquoi cuisiner ? pourquoi sortir quand il pleut ? Les esclaves à vélo sont là, vous pouvez rester sur
votre canapé.

Ça arrive ...


Et ensuite ? Quand la paresse nous aura totalement ramolli, nous ne serons même plus en mesure d’assumer notre propre existence, de nous révolter contre les injustices. Vivre deviendra une grande fatigue. Dommage !

La gourmandise
Je ne vais pas m’étendre sur la gourmandise, nous avons tous un petit penchant qui pour le chocolat, qui pour les fraises à la Chantilly… je veux juste, ici, souligner à quel point la publicité pour la nourriture sait rendre un produit « junk food » appétissant au point même qu’on fait la queue pour avoir le privilège de l’acheter.
Je pense à MacDo, il n’est bien sûr pas le seul.


Aucune publicité de nourriture n’est honnête. Aucun emballage avec une image appétissante ne contient ce qu’il promet. Voilà mes postulats de base.

L’orgueil
Il s’agit là de flatter notre égo. L’égo, plus il flatté, gonflé, plus il nous rend bête et
c’est pourquoi je m’emploie, depuis pas mal de temps, à le faire taire.

Acheter des bagages Vuitton (ou une certaine voiture, un 4X4 par exemple) est un signe extérieur de richesse qui satisfait notre égo puisqu’il suscite des regards d’envie chez les autres, qu’il nous propulse dans une sorte de « classe
supérieure », une élite.


Un 4X4, si vous habitez dans une région où il n’y a que des pistes et des chemins de terre, je peux le concevoir mais pas si vous habitez en ville. Un bagage solide et de qualité qui durera des décennies, c'est parfait si vous voyagez souvent. Pas besoin de logo pour remplir son rôle.

Les objets de luxe sont une sorte de code qui permet aux (très) riches de se reconnaître entre eux, alors ne vous endettez pas pour un sac Vuitton si vous n’avez pas des millions en banque, vous serez très vite démasqué ! (encore moins pour une mauvaise copie qui exprime à elle seule votre mal-être).
Restons simples et heureux de l’être.

La luxure
On peut définir la luxure par la recherche du plaisir sexuel.
Beaucoup de publicitaires utilisent le sexe (corps dénudé de la femme, mises en scène sado-maso, images fortement suggestives de fellation etc … ) pour vendre
tout type de produits : vêtements, parfum, bière et saucisson…

Ici une publicité pour un parfum d’homme qui s’adresse à des hommes :


Un parfum, semble-t-il, plein de promesses ! J’aimerais savoir combien d’hommes, plutôt célibataires, ont pu séduire une femme à gros seins en portant ce parfum ? Et combien, même parfumés, se sont résolus à s’inscrire sur un site de rencontre et à espérer l'amour . Il est quand même bien fait ce système : un flacon de parfum à 80€ et un abonnement Meetic à 20€ mensuels … jackpot !



La colère
La colère semble difficile à exploiter en publicité, mais ne vous inquiétez pas : ils y parviennent. Car qu’est-ce que la colère si ce n’est un sentiment de
mécontentement extrême, une réaction à la frustration et à l’injustice ?

Il suffit donc, pour le publicitaire, de mettre le doigt sur la soi-disant injustice dont le consommateur-cible est victime, de se positionner en « ami » et de lui proposer
la solution qui rétablira l’équité.


Ce n’est pas juste (n’est-ce pas?) qu’il n’y ait que les riches qui puissent partir se dorer les fesses dans des iles paradisiaques ? Heureusement la Banque Postale est
là ! La Banque Postale est votre amie.

Vous aussi vous "avez le droit" … endettez-vous ! (et hop! placement de crédit)

Mon conseil : plutôt que de rembourser tous les mois une certaine somme, économisez tous les mois cette même somme. Bien sûr, il faudra attendre un peu, mais vous aurez savouré Copacabana comme jamais et vous reviendrez vers votre quotidien sans dettes et avec de beaux souvenirs.

Je vais terminer ici sur le thème des péchés capitaux. J’espère que cette lecture vous permettra d’aiguiser votre regard, de déjouer les pièges et de vous recentrer
sur ce qui est réellement nécessaire à votre vie.

Ce processus pour inciter à l’achat fonctionne aussi très bien avec nos émotions, notre propension à la culpabilité, à nous attendrir et nos besoins essentiels : l’amour, la liberté…